Le Maroc
Le peu que nous avons pu voir du Maroc nous a vraiment conquit.
Tout avait pourtant super bien commencé par notre rencontre avec Mousstafa, celui ci nous prévoit tout, le voyage en voiture jusqu’à Himllil, une mule jusqu’au dernier village, un porteur jusqu’au refuge du Toubkal. Puis le retour prévu pour le Jeudi avec en prime un bon couscous maison dans sa famille.
Seulement voilà tout ne s’est pas vraiment passé comme prévu. Le premier jour super, la mule est le porteur sont au rendez vous et la montée se passe super bien en 3h40 nous sommes au refuge du Toubkal. Là bas il y a des Marocains, un Sud Africain, des Espagnoles et des Français. L’ambiance est bonne tout le monde parle avec tout le monde près du feu et autour du repas.
Le Lundi matin départ pour une rando, nous avons déjà repéré quelques couloirs sympa, mais pour le premier jour nous décidons de faire une rando tranquille pour voir comment est la neige et pour découvrir l’endroit.
La montée se déroule bien, je suis un peu fatiguée et nous montons vraiment doucement, ce n’est pas grave car nous avons toute la journée. Arrivé au sommet, nous prenons des photos, on observe le paysage pour voir où l’on se trouve exactement et puis moi comme à mon habitude je cherche un caillou pour ramener à la maison.
On décide alors de traverser pour pouvoir profiter un maximum du soleil, Rogier est devant moi, c’est alors qu’il dévisse sur une plaque de glace. Il part vraiment trop vite, je sens que se n’est pas normal, la panique s’empare de moi, je ne le voit plus et me recule pour l’apercevoir. Seulement je ne regarde pas du tout où je mets les pieds et c’est là que moi aussi je tombe très rapidement. J’essaie de m’accrocher aux rochers mais je n’y arrive pas, je tourne dans tous les sens et ma tête tape, une fois, deux fois, je prends conscience que je ne peux plus rien faire, dans ma tête je me dis alors “c’est fini, je suis morte”. Je ne lutte plus et me laisse complètement tomber, je ferme les yeux mais suis toujours consciente et ressens tout les coups.
Puis je ne sens plus rien, le sol est devenu lisse je me rends compte que je suis de nouveau sur la neige, la j’ouvre les yeux est essaye de me freiner avec mes mains, je tourne et m’arrête enfin, je suis vivante. J’entends Rogier qui s’en est sorti, il crie mon nom mais je ne peux pas lui répondre, je suis complètement sonné, mes yeux sont voilés et ne voient que des étoiles scintillé. C’est donc vrai cette histoire d’étoiles quand on se cogne la tête.

Rogier réagit très bien, j’ai très froid aux mains, j’ai perdu mes gants, il me réchauffe, me mets la couverture de survie, et surtout il me fais parlé et me tiens éveillé. Après avoir vérifier chaque endroit où je m’étais blessé, Rogier me bande le bras avec les protections de nos peaux de phoque et va chercher mes skis.
Là, la journée va être longue, nous descendons en dérapage jusqu’au refuge, l’un à côté de l’autre. De là les gens sont super, le gardien appel le muletiers pour qu’il vienne à notre rencontre, certain nous descendent nos skis, un autre notre gros sac puis d’autre me prête un bâton. Nous avons à peu près 1h30 de marche jusqu’au village, j’aime cette descente car Rogier me fais faire des tables de multiplications et d’autres choses pour voir si tout va bien avec moi, mais l’on rigole bien et je le prend comme un vrai moment de complicité après notre peur réciproque. Au village je monte sur la mule, je ne suis pas des mieux car ça bouge beaucoup pour mon bras qui me fais souffrir mais ça passe vite, c’est incroyable une mule. Arrivé à Himllil, le muletier s’était arrangé pour que sont frère vienne nous chercher en voiture, après un bon thé à la menthe et un petit nettoyage sur mes mains et ma tête nous partons pour l’hôpital de Marrakech. Mousstafa est resté avec nous à l’hôpital et il nous avait déjà réservé une chambre d’hôtel. Vraiment incroyable comme ils ont étaient gentils avec nous. En tout nous avons mit plus de 10h pour arriver à l’hôpital, le spécialiste à était très bien. Résultat on s’en sort bien Rogier n’a presque rien seulement des hématomes et pour ma part j’ai une côte cassée, la clavicule disloquée, quatre agrafes sur la tête et beaucoup d’égratignures et d’hématomes.

Le retour à la maison c’est fait mercredi au lieu de samedi, promis, Maroc nous reviendrons.
Nous sommes en vie.




Ça doit vraiment secoué ! J’espère que tu te remettras vite (physiquement et mentalement) et que tu pourras reprendre le ski. Squal conseille vraiment une opération.
Bon courage pour l’arrêt de travail ! Ça va être long mais ça doit être bon de se dire qu’on se repose qu’un mois au lieu de se reposer pour toujours.
Bises à vous 2.
Je ne comprends pas:
“Squal conseille vraiment une opération.”
Sandra
Sandra, je t’admire!
Willie
J’ai hâte de te voir ,garde le moral et fais toi chouchouter par ton petit mari qui lui aussi as eu très peur gros bisous Elise
Lire tout ça donne une autre dimension. Sandra, prend le temps pour récupérer. J’aurez bien te visiter vite, mais je crois que ta guérison sera plustôt.
Bissous, Rick
@ Sandra : d’après ce que j’ai compris, tu as la clavicule disloquée et ils ne voulaient pas t’opérer, c’est bien ça ?
Si c’est ça, Squal pense que tu as peu de chance de t’en remettre comme il faut si tu ne te fais pas opérer.
ah d’accord j’ai déjà entendu quelques histoires comme ça, c’est vrai mais j’ai rendez vous avec un spécialiste pour avoir son avis, nous verrons bien ce qu’il dit mais merci du conseil
ta photo m’a donné la chair de poule. Enfin tu es de retour et j’espère que tu ne souffres pas trop. Nous pensons à toi grosses bises à tous les 2. Agnès
slt choupette, “heureux” de te voir en photo (hou tu as mauvaise mine !!!). Pour la clavicule, il y a souvent une opération à la clé, mais je ne te le souhaite pas sauf nécessité. Je passerais te voir dans la semaine pour voir l’évolution de ton “état” et celui de Rogier. bises et au plaisir. OLIVIER